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AFP / Shah Marai
L'armée afghane minée par les désertions
Un commando afghan monte la garde au coucher du soleil à Goshti, près de la frontière pakistanaise, le 18 décembre. L'armée afghane, qui n'existait pas avant la chute de talibans en 2001, a été édifiée rapidement et manque encore de professionnalisme. Elle assure désormais la sécurité des trois quarts du pays, alors que les forces de combat de l'OTAN menées par les Etats-Unis doivent quitter le pays d'ici la fin 2014, sans avoir réussi à mater l'insurrection des talibans qui tentent de reprendre le pouvoir.
Le taux de désertions dans l'armée nationale afghane est sidérant: 26% par an selon les forces de l'Otan (Isaf), de 10 à 15% selon le ministère afghan de la Défense. Ce taux est de 0,3% en France et aux Etats-Unis. "Cette hémorragie est un risque mortel pour un pays et une institution qui rencontrera des difficultés financières considérables", constate le général français Olivier de Bavinchove, le numéro trois de l'Isaf. Ces défections coûtent selon lui "850 millions de dollars par an" à l'armée, alors que la communauté internationale peine déjà à rassembler les 4,1 milliards de dollars annuels promis pour la financer.
Selon le général de Bavinchove, seule une proportion marginale des ex-soldats rejoignent l'insurrection. Mais il y a toujours "un risque" que les désertions contribuent à la renforcer
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