08/01/2013 - 08:21 Les visages du Venezuela sans Chávez
CARACAS - Le Venezuela est en proie à l'incertitude politique depuis l'hospitalisation à Cuba, le 11 décembre, du président Hugo Chávez. L'absence prolongée du dirigeant, habituellement omniprésent dans les médias, a permis de mettre en lumière de rôle de plusieurs personnalités ces dernières semaines.
Nicolás Maduro: le dauphin
AFP / Raul Arboleda
Agé de 50 ans, M. Maduro est devenu le pivot du régime de Hugo Chavez depuis que ce dernier lui a passé les commandes à son départ vers Cuba le 10 décembre. A cette occasion, le président l'a également adoubé comme héritier politique s'il devait quitter le pouvoir.
Ancien syndicaliste, il a été président de l'Assemblée nationale avant d'être nommé ministre des Affaires étrangères en 2006, fonction qu'il cumule avec celles de vice-président depuis octobre.
Diosdado Cabello: le fidèle de la première heure
AFP / Raul Arboleda
Cet ex-militaire de 49 ans est le président de l'Assemblée nationale et un fidèle de la première heure de Hugo Chávez. Considéré comme un tenant de la ligne dure du "chavisme", il avait participé en 1992 à la tentative de coup d'Etat ratée menée par l'actuel président.
Selon la constitution, c'est lui qui prendrait les mains de l'exécutif si le président était déclaré incapable d'assumer ses fonctions. Dans ce cas, il devrait organiser de nouvelles élections dans les 30 jours.
En 2002, M. Cabello a occupé la présidence pendant trois jours lors d'une tentative de coup d'Etat contre M. Chávez, et avait été le grand artisan du retour du leader de la "révolution bolivarienne".
Rafael Ramírez: le gardien du pétrole
AFP / Juan Barreto
Rafael Ramirez est le ministre du Pétrole et des mines et président de la compagnie pétrolière nationale PDVSA.
Cet ingénieur de 50 ans est ministre de Hugo Chavez depuis 2002. Il a coordonné la réforme de l'exploitation pétrolière dans le pays, dans le cadre de laquelle PDVSA contrôle la production en collaboration avec des compagnies étrangères. Il est aussi l'architecte du montage financier permettant d'utiliser les revenus pétroliers pour financer les nombreux programmes sociaux du gouvernement.
M. Ramirez et le ministre des Finances Jorge Giordani, "sont en retrait" mais ils "contrôlent" les cordons de la bourse gouvernementale, "contribuant de manière importante à l'équilibre politique et économique du pays", explique à l'AFP l'analyste politique Carlos Romero.
Adán Chávez: le frère aîné
AFP / Thomas Coex
Adán Chávez, 59 ans, est le frère aîné du président et gouverneur de l'Etat de Barinas (ouest). C'est le frère le plus "politique" du président. Après avoir occupé le poste de ministre de l'Education, il a été ambassadeur à Cuba avant d'occuper, depuis 2008, le poste de gouverneur de l'Etat de Barinas, berceau et fief de la famille Chávez. Entre 2000 et 2008, c'est le patriarche de la famille Hugo de los Reyes Chavez qui était gouverneur de cet Etat.
S'il semble avoir une influence politique limitée, Adán Chávez a pris de l'importance ces dernières semaines en faisant le lien entre son frère malade à Cuba et les caciques du régime.
José Vicente Rangel: l'homme du dialogue
AFP / Juan Barreto
Cet avocat et journaliste de 83 ans, ancien vice-président et ex-ministre de la Défense, a quitté le gouvernement en 2007. Il est considéré comme une voix très écoutée du président et des principaux ministres. Dans le même temps, il a la réputation d'être tempéré et ouvert au dialogue avec l'opposition.
"Il joue un rôle extrêmement important en coulisses pour maintenir l'unité de la direction politique et s'assurer qu'elle ne soit pas mise à mal par les rumeurs circulant sur la rivalité entre Cabello et Maduro", explique M. Romero.
Henrique Capriles: l'opposant
AFP / Leo Ramírez
Henrique Capriles Radonski est le leader de l'opposition et le gouverneur du riche l'Etat de Miranda, dans le nord du pays.
Cet avocat de 40 ans s'est imposé comme chef de file de l'opposition après avoir réalisé le meilleur score d'un opposant contre Hugo Chávez lors de la présidentielle d'octobre 2012, avec 44% des voix. Sa réélection en décembre à la tête de l'Etat de Miranda l'a confirmé comme candidat naturel de l'opposition en cas d'une élection anticipée provoquée par une défection du président.
M. Capriles a été président de la chambre des députés de 1999 à 2000, puis maire d'une municipalité de Caracas jusqu'en 2008. COPIADO http://www.afp.com/
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