Moscou et Damas évoquent une mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien
La Russie a appelé la Syrie à mettre sous contrôle international ses armes chimiques et à les détruire.
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Moscou et Damas évoquent une mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour leLa Russie a tenté de reprendre la main dans le dossier syrien, lundi 9 septembre, en proposant à Damas de placer son arsenal chimique sous contrôle international, quelques heures avant l'intervention du président américain devant le Congrès pour le convaincre de la nécessité de frappes militaires contre le régime de Bachar Al-Assad. "Nous appelons les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a déclaré le chef de la diplomatie russe, disant aussi espérer une réponse "rapide et positive" de Damas.
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"J'étudie la possibilité de demander de manière urgente au Conseil de sécurité d'exiger le transfert immédiat des stocks d'armes et de précurseurs chimiques dans des zones en Syrie où ils pourraient être entreposés en sûreté et détruits" si les enquêteurs onusiens confirment l'utilisation d'armes prohibées dans le conflit syrien, a-t-il précisé.
- Les Etats-Unis sceptiques
Un autre conseiller du président Barack Obaman, Ben Rhodes, a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à discuter avec les Russes des armes chimiques pour déterminer si leur proposition est digne de foi. M. Rhodes a toutefois prévenu sur la chaîne MSNBC que Washington ne relâcherait pas pour autant la pression sur Damas et se méfiait d'une tactique destinée à retarder l'échéance de frappes contre le régime du président Al-Assad.
La porte-parole adjointe du département d'Etat, Marie Harf, elle, a souligné que "tout ce qu'Assad a fait ces deux dernières années a été exactement le contraire" d'une mise sous contrôle de son arsenal chimique. Elle a cependant reconnu que toute mesure visant à contrôler ce dernier représenterait "une mesure positive".
Français et Américains ont repoussé à plusieurs reprises le moment de lancer une intervention militaire en Syrie, appelée de ses vœux par la Maison Blanche et sur laquelle le Congrès américain doit se prononcer. Le premier vote du Sénat doit avoir lieu mercredi, a annoncé le chef de la majorité démocrate, Harry Reid.
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Le chef de la diplomatie française a en outre appelé à la saisine de la Cour pénale internationale pour que soient jugés les auteurs de l'attaque chimique du 21 août dans la région de Damas.
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Damas et Moscou "savent qu'un vote au Congrès [américain] arrive, et ils savent que de telles frappes entraîneront la chute du régime", a également affirmé le général Idriss, qui continue à "appeler à des frappes" internationales.
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La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé "intéressante" la proposition russe de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international, tout en réitérant son opposition catégorique à une intervention militaire, lors d'une émission télévisée sur la chaîne publique ARD.
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