Moscou et Damas évoquent une mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien

  • Syrie : les Etats-Unis pris de court par l'annonce russe
  • Les deux Européens séquestrés en Syrie se contredisent sur les armes chimiques51
  • Bachar Al-Assad : "Attendez-vous à tout"Vidéo
  • Syrie : la Maison Blanche mobilisée pour convaincre le Congrès12

    Moscou et Damas évoquent une mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien

    Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
    Abonnez-vous
    à partir de 1 €
    Réagir Classer Imprimer Envoyer
    Partager google + linkedin
    La Russie a appelé la Syrie à mettre sous contrôle international ses armes chimiques et à les détruire.

    La Russie a tenté de reprendre la main dans le dossier syrien, lundi 9 septembre, en proposant à Damas de placer son arsenal chimique sous contrôle international, quelques heures avant l'intervention du président américain devant le Congrès pour le convaincre de la nécessité de frappes militaires contre le régime de Bachar Al-Assad. "Nous appelons les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a déclaré le chef de la diplomatie russe, disant aussi espérer une réponse "rapide et positive" de Damas.

    • Une proposition accueillie favorablement par Damas
    La réponse syrienne n'a pas tardé, le chef de la diplomatie, Wallid Mouallem, saluant "l'initiative russe, fondée sur les inquiétudes des dirigeants russes concernant la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays".
    • Ban Ki-moon appelle à une destruction sous l'égide de l'ONU
    La Syrie devrait accepter la proposition russe, estime pour sa part Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, ajoutant qu'il y aurait dans ce cas "une action très rapide" de la communauté internationale pour s'assurer que ces stocks soient détruits.
    "J'étudie la possibilité de demander de manière urgente au Conseil de sécurité d'exiger le transfert immédiat des stocks d'armes et de précurseurs chimiques dans des zones en Syrie où ils pourraient être entreposés en sûreté et détruits" si les enquêteurs onusiens confirment l'utilisation d'armes prohibées dans le conflit syrien, a-t-il précisé.
    • Les Etats-Unis sceptiques
    Aux Etats-Unis, l'initiative russe et la réponse de Damas ont été accueillies avec un certain scepticisme. Tony Blinken, conseiller adjoint à la sécurité nationale, a déclaré que son pays examinerait "de près" une proposition de la Russie à cet effet, estimant que c'était la menace de frappes américaines contre le régime du président Bachar Al-Assad qui avait conduit à ce développement.
    Un autre conseiller du président Barack Obaman, Ben Rhodes, a précisé que les Etats-Unis étaient prêts à discuter avec les Russes des armes chimiques pour déterminer si leur proposition est digne de foi. M. Rhodes a toutefois prévenu sur la chaîne MSNBC que Washington ne relâcherait pas pour autant la pression sur Damas et se méfiait d'une tactique destinée à retarder l'échéance de frappes contre le régime du président Al-Assad.
    La porte-parole adjointe du département d'Etat, Marie Harf, elle, a souligné que "tout ce qu'Assad a fait ces deux dernières années a été exactement le contraire" d'une mise sous contrôle de son arsenal chimique. Elle a cependant reconnu que toute mesure visant à contrôler ce dernier représenterait "une mesure positive".
    Français et Américains ont repoussé à plusieurs reprises le moment de lancer une intervention militaire en Syrie, appelée de ses vœux par la Maison Blanche et sur laquelle le Congrès américain doit se prononcer. Le premier vote du Sénat doit avoir lieu mercredi, a annoncé le chef de la majorité démocrate, Harry Reid.
    • Laurent Fabius pose les conditions françaises
    La proposition russe est "recevable à au moins trois conditions", selon Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères français, qui réclame aussi "des engagements précis, rapides et vérifiables" de la part de Damas. M. Fabius a demandé à la Syrie de "s'engager sans délai à mettre sous contrôle international et à laisser détruire l'ensemble de son arsenal chimique".
    Le chef de la diplomatie française a en outre appelé à la saisine de la Cour pénale internationale pour que soient jugés les auteurs de l'attaque chimique du 21 août dans la région de Damas.
    • Damas veut "gagner du temps", selon le chef rebelle Selim Idriss
    Le chef des rebelles syriens, Selim Idriss, a pour sa part accusé le régime de Bachar Al-Assad et son allié russe de mentir au sujet de la proposition russe. "Nous avertissons la communauté internationale que le régime dit des mensonges, et que le menteur Poutine est son professeur", a déclaré le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre dans un entretien à la chaîne de télévision Al-Jazira.
    Damas et Moscou "savent qu'un vote au Congrès [américain] arrive, et ils savent que de telles frappes entraîneront la chute du régime", a également affirmé le général Idriss, qui continue à "appeler à des frappes" internationales.
    • "Un grand pas" selon David Cameron, "intéressant" pour Merkel
    Le premier ministre britannique, David Cameron, a quant à lui estimé devant les députés britanniques que la mise sous contrôle international de l'arsenal chimique syrien "serait un grand pas", tout en soulignant qu'il fallait s'assurer qu'"il ne s'agit pas d'une manœuvre de diversion".
    La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé "intéressante" la proposition russe de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international, tout en réitérant son opposition catégorique à une intervention militaire, lors d'une émission télévisée sur la chaîne publique ARD.
    copy  http://www.lemonde.fr

Nenhum comentário:

Postar um comentário

Postagem em destaque

Ao Planalto, deputados criticam proposta de Guedes e veem drible no teto com mudança no Fundeb Governo quer que parte do aumento na participação da União no Fundeb seja destinada à transferência direta de renda para famílias pobres

Para ajudar a educação, Políticos e quem recebe salários altos irão doar 30% do soldo que recebem mensalmente, até o Governo Federal ter f...