La trêve de Pâques finie, le gouvernement
ukrainien affirme avoir relancé mercredi les opérations destinées à
réprimer le mouvement prorusse dans l'est du pays.
La trêve de Pâques finie, le gouvernement ukrainien affirme avoir relancé les opérations dites « antiterroristes » destinées à réprimer le mouvement séparatiste prorusse dans l'est du pays. De l'autre côté de la frontière, l'armée
russe a procédé à des exercices dans la région de Rostov avec, entre
autres, des véhicules tout-terrain, des blindés et des lance-missiles
antiaériens.
Ukrainiens, Russes, Américains et Européens avaient pourtant signé jeudi 17 avril à Genève un accord censé être
un premier pas vers un règlement pacifique du conflit. Mais le texte,
qui prévoyait le désarmement des groupes illégaux et l'évacuation des
bâtiments occupés, est resté lettre morte et les séparatistes ont même
étendu leur contrôle à de nouveaux bâtiments publics.
La découverte de deux cadavres, dont celui d'un responsable politique ukrainien, près de la ville de Sloviansk, explique en partie ce regain de tensions.
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Kiev dit avoir « libéré » une ville des séparatistes
Le ministère de l'intérieur ukrainien a annoncé, mercredi 23
avril, l'intervention d'unités spéciales à Sviatoguirsk, ville de 5 000
habitants située à une vingtaine de kilomètres du bastion prorusse de
Sloviansk, où « un groupe d'hommes armés a été repéré mercredi ». Le ministère ne précise pas si ces hommes ont tenté d'occuper un bâtiment public.
L'opération s'est déroulée « sans faire de victime », a précisé le ministère dans un communiqué, qui présente la ville comme un point « stratégique »
à la frontière de trois régions russophones : Donetsk, Lougansk et
Kharkiv. La ville est principalement connue pour son monastère
orthodoxe, vers lequel peu de fidèles se sont pressés ce dimanche de
Pâques en raison des troubles dans la région. Aucun mouvement de foule
n'y a été signalé ces dernières semaines.
Les actions de Kiev dirigées par les Etats-Unis ? « Ridicule », selon Washington
Dans un entretien à la chaîne télévisée Russia Today, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a notamment affirmé que les États-Unis « dirigeaient de la manière la plus directe » les actions des autorités de Kiev. « Je pense que la plupart de ses affirmations dans cette interview sont ridicules et ne sont pas basées factuellement sur ce qui se passe sur le terrain, a rétorqué la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. Les
actions du gouvernement ukrainien sont une réponse légitime des
autorités en réaction à la saisie illégale et armée de bâtiments et de
plusieurs villes dans l'est de l'Ukraine. »
La Russie interviendra si ses intérêts sont menacés
Dans ce même entretien à Russia Today, Sergueï Lavrov a de nouveau affirmé que la Russie était prête à intervenir si ses intérêts étaient menacés, « comme ils l'avaient été en Ossétie du Sud », région séparatiste de Géorgie pour laquelle Moscou était entré en guerre en 2008. « Une attaque contre les citoyens russes est une attaque contre la Russie », a justifié le ministre des affaires étrangères, qui a précisé qu'en cas d'intervention russe celle-ci se ferait « dans le respect du droit international». Le ministre a également critiqué l'organisation d'une élection présidentielle anticipée le 25 mai . « Je pense qu'organiser une élection sans avoir trouvé de terrain d'entente avec l'est et le sud [russophones] de l'Ukraine est très destructeur pour le pays », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision russe RT.
Un journaliste américain détenu par les prorusses
Simon Ostrovsky,
journaliste américain travaillant pour le site Vice News, est retenu
depuis mardi à Sloviansk par les séparatistes. Arrêté lundi en même
temps que d'autres journalistes internationaux, il est le seul à ne pas avoir été relâché. Washington s'est dit « très inquiet » de cet « enlèvement ».
COPY http://www.lemonde.fr/
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