Après les Etats-Unis, la France et le
Royaume-Uni ont proposé leur aide pour retrouver les quelque
200 adolescentes enlevées à la mi-avril par le groupe armé Boko Haram.
Dimanche, onze autres jeunes filles ont été enlevées dans un village de la région, selon un nouveau bilan. Mercredi, au moins 300 personnes ont péri dans l'attaque du village de Gamboru Ngala, toujours dans l'Etat de Borno.
TROIS PAYS PROPOSENT LEUR AIDE La France a proposé mercredi son aide aux autorités nigérianes pour retrouver les adolescentes. « On a affaire à un des terrorismes les plus atroces, a déclaré François Hollande lors du conseil des ministres. La France fera tout pour aider le Nigeria à pourchasser ce groupe et à retrouver les otages qui ont été enlevés. »
L'Etat français va mettre à la disposition du Nigeria « une équipe spécialisée pour aider à la recherche et à la récupération de ces jeunes filles », a précisé de son côté le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius. Le Royaume-Uni va pour sa part dépêcher une équipe de conseillers gouvernementaux au Nigeria. Un porte-parole du premier ministre a dit que l'équipe partira « dans les meilleurs délais », sans préciser quel sera sa composition et notamment si elle inclura du personnel militaire. Les Etats-Unis avaient quant à eux annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu'ils envoyaient des forces de sécurité américaines (militaires, policiers et « d'autres agences ») pour tenter de retrouver les jeunes filles.
LE GOUVERNEMENT NIGÉRIAN CRITIQUÉ
Alors que le gouvernement de Goodluck Jonathan est critiqué pour son inaction depuis plusieurs semaines, la police
nigériane a offert mercredi des récompenses de 50 millions de naira
(215 000 euros) à toute personne fournissant des informations
susceptibles de localiser les lycéennes enlevées.
Les pays voisins, le Tchad et le Cameroun,
ont quant à eux assuré que les jeunes filles ne se trouvaient pas sur
leur territoire, contrairement à ce qu'avaient affirmé plus tôt les
Etats-Unis.
Le groupe armé Boko Haram, qui souhaite instaurer
un Etat islamique dans le nord du Nigeria, est responsable d'attaques
qui ont déjà causé la mort de 1 500 personnes depuis le début de
l'année.
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