Si guerre il y a, la répétition des attentats pose la
question de l’état de marche des armées censées la conduire, de même que
la stratégie arrêtée par leurs généraux.
« Nous sommes en guerre », a, de nouveau, insisté Manuel
Valls devant l’Assemblée nationale, mardi 22 mars en réaction aux
attaques qui ont touché la Belgique. Il avait usé des mêmes termes,
ainsi que François Hollande, après les attentats de janvier 2015 et ceux
du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. Mais si guerre il y a, la
répétition de ces actes sanglants pose aujourd’hui la question de l’état
de marche des armées censées la conduire, de même que la stratégie
arrêtée par leurs généraux.
Le 21 mars, au moment même où les deux responsables des ministères
publics français et belge, chargés de la lutte antiterroriste, menaient
une conférence de presse commune, à Bruxelles, pour commenter
l’arrestation de Salah Abdeslam, le seul survivant des attaques du
13 novembre, d’autres terroristes mettaient la dernière main à leur
forfait du lendemain contre l’aéroport et une station de métro de la
ville, à l’insu de tout service de renseignement. Une démonstration
d’impuissance récurrente en Belgique comme en France.
Si avant elle, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou le Danemark ont
abandonné, dans les années 2000, l’option de l’accueil bienveillant
vis-à-vis de communautés islamistes radicales pour mieux les contrôler
ou acheter leur tranquillité, la Belgique a persisté dans cette voie,
notamment à Molenbeek, et doit, désormais, constater son échec. Ce pays
paie également une trop grande division des responsabilités en matière
de lutte contre le terrorisme entre les municipalités etle niveau fédéral. Le déficit de coordination qui...
Les drapeaux sont en berne en Belgique. Trois jours de
deuil national ont été décrétés à la suite des attentats du 22 mars. Ces
attaques, perpétrées à l’aéroport et dans une station de métro de
Bruxelles, ont fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés.
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