Ce que l’on sait des attentats à Bruxelles Des comptes djihadistes diffusent de fausses informations pour ajouter à la panique à Bruxelles Reprise timide des transports à Bruxelles, renforts policiers à Paris L’aéroport de Bruxelles-Zaventem en chiffres 0 La carte des événements
Au moins 31 personnes ont été
tuées dans les explosions survenues à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem
et dans une station de métro. L’Etat islamique a revendiqué ces
attentats.
Les drapeaux sont en berne en Belgique.
Les autorités ont décrété un deuil national de trois jours après les
attentats perpetrés à l’aéroport et dans une station de métro de
Bruxelles, qui ont fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés, dont
au moins huit Français. Parmi eux, trois sont « grièvement » touchés a indiqué le Quai d’Orsay dans la soirée.
L’organisation djihadiste Etat islamique
(EI) a revendiqué ces attaques en évoquant, dans les deux cas,
l’intervention de kamikazes. Le premier ministre belge, Charles Michel, a
dénoncé deux attentats « aveugles, violents et lâches ».
L’aéroport de Zaventem à Bruxelles a été évacué après une double explosion qui s’est produite vers 8 heures,
dans le hall des départs, semant la panique parmi les passagers. Les
façades ont été brisées et les plafonds éventrés. Des témoins ont aussi
décrit « une odeur de poudre » et « beaucoup de poussière ». Selon le dernier bilan du ministère des affaires étrangères, au moins onze personnes ont été tuées. Selon le centre de crise du ministère de l’intérieur, près d’une centaine de personnes ont été blessées.
Le procureur fédéral belge a annoncé que l’une des deux explosions avait « probablement été provoquée » par un kamikaze. Selon le gouverneur de la province du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, « trois bombes avaient été introduites » dans l’aéroport, mais l’une d’elles n’a pas explosé.
Peu de temps après l’attentat perpétré à l’aéroport, une explosion est survenue à 9 h 11 dans la station de métro Maelbeek,
non loin des institutions européennes, dans l’est de Bruxelles. Selon
le dernier bilan du ministère des affaires étrangères, 20 personnes sont
mortes. Le centre de crise du ministère de l’intérieur évoque 130
personnes blessées.
La Société de transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) a précisé que l’explosion avait eu lieu dans la deuxième voiture d’un ancien métro composé de trois wagons. Le conducteur, alors en train de redémarrer de la station Maelbeek en direction de celle d’Arts-Loi, a arrêté le métro et évacué les voitures non touchées. Des passagers ont quitté la rame pour marcher le long des rails, dans la fumée, jusqu’à la station.
Un homme activement recherché, des perquisitions à Schaerbeek
La police fédérale belge a lancé un avis de recherche afin
d’identifier un homme qui apparaît sur la vidéosurveillance de
l’aéroport et figure parmi les suspects de l’attaque, soupçonné d’être
en fuite. Sur la photo diffusée par la police,
on voit un homme portant une veste et une chemise claires, ainsi que
des lunettes sous un chapeau noir et poussant un chariot avec un gros
sac noir.
Des perquisitions ont par ailleurs été menées dans le cadre de l’enquête ouverte mardi matin après les attentats. « Un engin explosif contenant entre autres des clous » ainsi que« des produits chimiques et un drapeau de l’Etat islamique » ont été découverts à Schaerbeek, selon le parquet fédéral belge. Schaerbeek est une des communes de Bruxelles où les empreintes de Salah Abdeslam avaient été retrouvées le 10 décembre.
Une enquête en flagrance a également été ouverte en France, procédure habituelle dans la mesure où des Français font partie des blessés.
La ville bouclée
Hurlements des sirènes, hélicoptères en survol, les rues du centre-ville désertées, le réseau de téléphonie mobile saturé… La capitale belge est sous le choc. Les métros, bus et tramways ont cessé de circuler
dans la journée ainsi que les Eurostar et les Thalys. Le trafic
reprenait petit à petit mardi soir. Le dernier avion a décollé de
Zaventem à 8 h 13 : après les explosions, l’aéroport a été évacué et
fermé jusqu’à nouvel ordre.
Dans la matinée, le centre de crise belge avait appelé chacun « à rester où il est », que ce soit à l’école, sur son lieu de travail ou à son domicile. Des étudiants étaient confinés sur leur campus,
les employés de la Commission européenne dans leurs bureaux. Le
Parlement européen, qui se situe à cinq minutes de la station de métro
Maelbeek, est passé en alerte jaune renforcée. Des entreprises ont aussi demandé à leurs salariés de rester chez eux.
Le premier ministre, Charles Michel, a évoqué, lors d’une conférence de presse en fin de journée, « l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays ». Le niveau d’alerte antiterroriste repassera au niveau 4, son niveau maximal, pour l’ensemble de la Belgique à partir de mercredi. Il était jusque-là au niveau 3.
Le plan catastrophe a été déclenché à l’aéroport. Des renforts
militaires ont été déployés dans le pays, et les contrôles aux
frontières, renforcés. Des mesures complémentaires ont également été
prises autour des deux centrales nucléaires du pays, qui faisaient déjà
l’objet d’une vigilance accrue depuis 2015. « Nous allons rester unis, rassemblés, pleinement mobilisés », a lancé le premier ministre évoquant sa détermination à « défendre, avec la population, nos libertés face à des ennemis qui veulent les combattre ».
En dehors de la Belgique, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place dans les aéroports de Londres, Francfort, Paris,
Genève et Copenhague. En France, 1 600 policiers et gendarmes
supplémentaires ont été déployés, notamment aux frontières et dans les
infrastructures de transport. « C’est toute l’Europe qui est frappée », a déclaré le président François Hollande.
Quatre mois après les attentats du 13 novembre en France, l’Etat islamique (EI) a également revendiqué mardi ceux de Bruxelles. « Des
combattants de l’EI ont effectué une série d’attentats, avec des
ceintures d’explosifs et des bombes, visant un aéroport et une station
de métro », a relayé une agence de presse affiliée à l’organisation djihadiste.
La capitale belge a vécu ces derniers mois au rythme des alertes et
des interpellations liées à l’enquête sur les attaques de Paris et Saint-Denis. Les explosions à Bruxelles ont lieu quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération, de Salah Abdeslam, suspect-clé du commando des attentats du 13 novembre.
Dimanche, le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders, avait affirmé que Salah Abdeslam « était prêt à refaire quelque chose » à Bruxelles après avoir
participé aux attentats du 13 novembre. S’il est désormais incarcéré
dans une prison belge de haute sécurité, un certain nombre de ses complices sont toujours en cavale.
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