Les Parisiens soutiennent leurs voisins belges : « Je comprends ce qu’ils ressentent » C’est au tour des Parisiens d’adresser leur soutien à leurs voisins belges, frappés mardi 22 mars par deux attentats successifs qui ont fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés à Bruxelles

Les Parisiens soutiennent leurs voisins belges : « Je comprends ce qu’ils ressentent »

Les Parisiens soutiennent leurs voisins belges : « Je comprends ce qu’ils ressentent »

Le Monde.fr | 22 mars 2016
Quelques centaines de Parisiens se sont réunis devant l’hôtel de ville de Paris mardi soir pour montrer leur solidarité aux victimes des attentats de Bruxelles..... C’est au tour des Parisiens d’adresser leur soutien à leurs voisins belges, frappés mardi 22 mars par deux attentats successifs qui ont...

Les Parisiens soutiennent leurs voisins belges : « Je comprends ce qu’ils ressentent »

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Des drapeaux belges sur la façade de l'hôtel de ville de Paris en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles, mardi 22 mars.

C’est au tour des Parisiens d’adresser leur soutien à leurs voisins belges, frappés mardi 22 mars par deux attentats successifs qui ont fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés à Bruxelles.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et l’ambassadeur de Belgique, Vincent Mertens de Wilmars, ont appelé à un rassemblement silencieux devant l’hôtel de ville à partir de 19 heures, à l’issue d’une journée marquée par les images de chaos en provenance des lieux des drames.
A l’heure dite, quelques centaines de personnes se sont retrouvées sur place, encadrées par un important dispositif policier. Bien peu, finalement, quatre mois seulement après les attaques similaires qui ont frappé la France. Même parmi les personnes ayant fait le déplacement, une indéniable résignation se faisait sentir. Professeur de philosophie à la retraite, Thierry cache sa « tristesse » derrière un ton désabusé : « Tout le monde s’attend à ce genre de drame. On vit avec ça maintenant, dans un état d’alerte permanent. »
Rassemblement de solidarité avec les Bruxellois, mardi 22 mars.

« Je peux imaginer ce qu’ils ressentent »

Sous les drapeaux belges accrochés à la façade parisienne, la minute de silence annoncée par les élus s’est prolongée longuement. Au-delà de l’hommage, le mutisme traduisait un certain abattement. « Si un attentat doit se reproduire, à Paris ou ailleurs, il se reproduira », assure Lucie Brizion, peut convaincue par l’efficacité des mesures de sécurité mises en place. Quand cette ancienne Parisienne a appris ce qui se passait à Bruxelles, elle est restée rivée à son ordinateur. Tout au long de la journée, au travail, elle a suivi les nouvelles s’étoffer devant son écran. Puis, selon un rituel tristement rodé, elle a imprimé quelques slogans comme elle l’avait fait après Charlie et après le 13 novembre. « Je suis Bruxelles », peut-on lire sur l’affiche qu’elle tient bien haut et dont les lettres blanches se détachent sur le fond noir devenu symbole du deuil.
« Les Belges, comme les gens d’autres villes, ont été là pour nous. Ça me semblait normal de faire la même chose », témoigne Cyrielle, Parisienne de 29 ans. Comme plusieurs autres, elle s’est rendue place de l’Hôtel-de-Ville avec le sentiment de devoir rendre la pareille. La capitale française avait en effet reçu des gestes de solidarité du monde entier après les attentats de janvier et de novembre 2015. Sur Twitter, mardi, Anne Hidalgo a exprimé sa « solidarité fraternelle avec le peuple belge » et la tour Eiffel s’est illuminée aux couleurs du drapeau belge dans la soirée.
Dans l’après-midi, François Hollande s’est quant à lui rendu à l’ambassade de Belgique à Paris. « En ce jour tragique, la France se tient aux côtés de la Belgique lâchement frappée par des attentats terroristes », a écrit le président sur le registre de condoléances.

Destins liés

« Je comprends ce que ressentent les Bruxellois aujourd’hui, regrette Gerwin de Roy, la peur, le fait de ne pas savoir quoi faire pour être utile. » Ce Belge originaire de la région de Louvain vit à Paris et il était au stade de France le 13 novembre. Alors que son pays est touché à son tour, c’est lui qui a envoyé des messages à ses proches pour s’assurer qu’ils se portaient bien. Il ramasse une craie pour écrire sur le sol, comme l’ont fait ses concitoyens plus tôt dans la journée place de la Bourse. Le jeune homme ajoute la devise belge à la fresque collective qui se dessine : « L’union fait la force ».
Quelques jours après l’arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam, suspecté d’avoir participé aux attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, les destins des capitales française et belge semblent plus imbriqués que jamais.
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