Réduire le nucléaire: un objectif "irrévocable", selon Hulot Le projet de loi contre les violences sexuelles mercredi en conseil des ministres Dior Homme: Kim Jones va remplacer Kris Van Assche comme directeur artistique

Réduire le nucléaire: un objectif "irrévocable", selon Hulot

AFP/Archives / LUDOVIC MARINLe ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, au Palais de l'Elysée à Paris, le 14 mars 2018
Réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité est un objectif "irrévocable", a affirmé lundi le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot au moment où s'ouvre un débat public sur la trajectoire énergétique de la France.
"L'objectif de la réduction du nucléaire est irrévocable", a déclaré sur France 2 Nicolas Hulot, qui ne souhaite pas voir la consultation publique se réduire "à un débat pour ou contre le nucléaire".
"Tout le monde est d'accord pour réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%", a-t-il insisté. La date de réalisation de cet objectif "sortira comme une évidence à la fin de cette consultation".
Le gouvernement avait renoncé à atteindre cette proportion de 50%, contre 75% actuellement, en 2025, un objectif prévu dans la loi de transition énergétique de 2015.
Le débat public, qui se tiendra jusqu'au 30 juin, abordera différents thèmes, tels que le positionnement des filières d'énergies renouvelables et la sécurité d'approvisionnement.
Un site internet rassemblera les informations relatives au débat (synthèses, études...) sur la trajectoire énergétique et permettra au public d'y apporter des contributions.
"Ce n'est pas simplement un modèle énergétique, c'est un modèle de société, c'est un modèle économique", a souligné le ministre de la Transition écologique, qui encourage les Français à participer à la démarche.
La consultation publique a lieu dans le cadre de l'élaboration de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour la période 2019-2023, qui doit placer la France sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs de long terme.
Parmi ces objectifs figurent la réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990 et une part de 32 % d'énergies renouvelables dans la consommation (40% de la production) en 2030.

Le projet de loi contre les violences sexuelles mercredi en conseil des ministres

AFP/Archives / JOEL SAGETLa secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa le 31 octobre 2017 à Paris
Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui doit permettre de sanctionner d'une amende le harcèlement de rue et fixer à 15 ans l'âge de consentement sexuel, sera présenté mercredi en conseil des ministres.
Prévu avant le déclenchement de l'affaire Weinstein, ce texte a pris une résonance particulière à la lumière de la vague de témoignages de femmes victimes de violences ayant submergé les réseaux sociaux depuis l'automne dernier.
Son contenu ne fait pas l'unanimité. La décision de fixer à 15 ans l'âge en-dessous duquel un mineur ne pourra être considéré comme consentant à une relation sexuelle avec un majeur - permettant des poursuites pour agression sexuelle, ou viol s'il y a eu pénétration - inquiète les magistrats. Leurs principaux syndicats ont mis en garde contre "des condamnations automatiques" qui découleraient d'une "présomption de culpabilité".
La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes), qui portera le texte, accompagnée par la ministre de la Justice Nicole Belloubet, assure de son côté que "les magistrats garderont leur pouvoir d'appréciation".
"S'ils constatent l'existence d'une histoire d'amour entre deux personnes de 14 et 18 ans, ils pourront abandonner les poursuites", assurait récemment Mme Schiappa dans le Monde.
Le texte dit qu'au-dessous de 15 ans, tout acte de pénétration sexuelle constituera un viol, "lorsque l'auteur connaissait ou ne pouvait ignorer l'âge de la victime", précisait-elle.
Cet âge a été retenu par le gouvernement au regard des conclusions d'un comité d'experts (juristes, médecins, professionnels de l'enfance) qui ont voulu "poser clairement l'interdit de toute atteinte sexuelle sur un mineur de 15 ans par un majeur". Dans deux affaires très médiatisées ces derniers mois, des fillettes de 11 ans avaient été considérées comme consentantes par la justice.
- délai de prescription -
Conformément aux propositions d'un rapport parlementaire sur le harcèlement de rue, le gouvernement a par ailleurs décidé de créer une infraction d'"outrage sexiste" pouvant être sanctionnée d'une amende de 4e classe - allant de 90 à 750 euros - pour sanctionner les comportements déplacés.
En réponse aux critiques sur les difficultés d'appliquer une telle loi, Mme Schiappa défend sa valeur "pédagogique". Pour prévenir la récidive, la secrétaire d'Etat s'est par ailleurs déclarée favorable à un stage de sensibilisation à l'égalité femmes-hommes, qui serait "à la charge du harceleur qui aura été verbalisé en flagrant délit".
Le Haut conseil à l'Egalité femmes-hommes souhaite pour sa part davantage de sévérité. Dans une contribution publiée lundi, il préconise d'étendre l'"agissement sexiste" prévu dans le Code du travail à tous les espaces publics, et de le sanctionner d'une amende de 5e classe allant jusqu'à 1.500 euros (3.000 euros en cas de récidive, complété d'un stage de responsabilisation).
Le projet de loi doit en outre allonger à 30 ans après la majorité de la victime, contre 20 ans actuellement, le délai de prescription des crimes sexuels commis à l'encontre des mineurs.
Cet allongement avait été recommandé début 2017 par une mission co-présidée par un magistrat et par l'animatrice Flavie Flament, qui avait révélé avoir été violée dans son adolescence.
Mme Schiappa a annoncé récemment un quatrième volet dans le projet de loi, visant à "renforcer les condamnations" en matière de cyberharcèlement, dont sont particulièrement victimes les femmes.
Elle a précisé qu'une sanction pourrait intervenir à la moindre participation à "un phénomène de meute", c'est-à-dire lorsque plusieurs personnes s'organisent pour harceler ensemble sur internet une même victime.

Dior Homme: Kim Jones va remplacer Kris Van Assche comme directeur artistique

AFP/Archives / PATRICK KOVARIKKim Jones le 21 janvier 2016 à Paris
La maison Christian Dior a annoncé lundi l'arrivée du Britannique Kim Jones comme nouveau directeur artistique des collections homme, en remplacement du Belge Kris Van Assche, qui occupait ce poste depuis onze ans.
Le créateur de 38 ans présentera sa première collection à Paris en juin et souhaite s'inscrire "dans le respect de l'héritage de la Maison Dior tout en créant une silhouette masculine moderne et innovante", a-t-il affirmé.
Ce "créateur visionnaire", formé à l'école Central Saint Martins de Londres, aura pour mission d'"inventer un vestiaire masculin à l'élégance à la fois classique et imprégnée de culture contemporaine", a souligné Pietro Beccari, PDG de Christian Dior Couture, dans un communiqué.
Le Britannique était le directeur artistique de la ligne homme chez Vuitton depuis 2011, après un passage par la marque de mode masculine Dunhill. Chez Vuitton, il s'est illustré par des partenariats à succès, récemment avec Supreme, marque new-yorkaise spécialisée dans l'univers du skate, mais aussi avec des artistes comme les frères Dinos et Jake Chapman. Il avait annoncé son départ courant janvier.
Christian Dior Couture avait auparavant annoncé que Kris Van Assche, 41 ans cessait d'être le directeur artistique homme.
Il "continuera d'exercer sa créativité au sein du groupe LVMH et ses nouvelles responsabilités seront annoncées très prochainement", a indiqué la maison de couture.
"Je salue Kris Van Assche qui a contribué au formidable essor de Dior Homme en créant une silhouette masculine contemporaine et élégante. Il a écrit un chapitre important de l'histoire de Dior Homme et a joué un rôle essentiel dans son développement", a déclaré Pietro Beccari.
"Après onze années, je pars de cette belle maison, la tête et le coeur remplis d'expériences, vers de nouveaux challenges", a pour sa part indiqué Kris Van Assche, sans plus de détails.
Diplômé de l'Académie Royale des Beaux Arts d'Anvers, Kris Van Assche a travaillé chez Yves Saint Laurent Homme en 1998, collaborant avec Hedi Slimane, puis chez Dior Homme, où il a succédé au créateur français comme directeur artistique en 2007.
Chez Dior Homme, le créateur belge concevait une silhouette mêlant le classicisme du costume à des influences plus "underground" et streetwear.
copy https://www.afp.com/

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